Baba à la liqueur d'orange sans lactose

Temps de préparation : ~30min Temps de cuisson : 40min Temps de repos : minimum 2-3h



Ingrédients : 
              125g de farine
         125g de sucre
         3 œufs
         1 sachet de levure chimique
         1 sachet de sucre vanillé
         1 pincée de sel
         50ml d’huile de tournesol
         Quartiers d’orange pour la déco
Pour le sirop
         300ml d’eau
         50cl (ou plus selon le goût) de liqueur d’orange (du Cointreau par exemple)
         125g de sucre
Préparation :

              1.       Préchauffer le four à 170°C. 
              2.       Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, le sel, la levure chimique et le sucre vanillé.
              3.      Ajouter un à un les œufs à l’appareil en mélangeant entre chaque œuf. 
              4.      Ajouter progressivement l’huile de tournesol tout en remuant avec le fouet.
              5.      Beurrer le plat à gâteau (idéalement une « couronne ») et y verser l’appareil.
              6.      Enfourner 40min à 170°C.
              7.      25min plus tard (15min avant la fin de la cuisson), commencer à préparer le sirop : faire chauffer 300ml d’eau avec les 125g de sucre.
              8.      Après 10min, ajouter la liqueur d’orange et laisser frémir encore 2min.
              9.      Verser doucement le sirop bien chaud sur le baba dès qu’il sort du four. Il faut laisser le sirop s’écouler en un mince filet pour que le gâteau boive tout.
              10.      Laisser reposer minimum 2-3 heures pour que le baba refroidisse, tout en sachant que plus on attend, plus le baba sera imbibé de sirop !! Au moment de servir, décorer avec des quartiers d’orange.




Bon appétit !

Mini-cupcakes choco-smarties sans lactose

Temps de préparation : ~20min Temps de cuisson : 10-11min Temps de repos : 20-25min



Ingrédients (pour environ 18 mini-cupcakes) : 
              65g de farine
         55g de sucre
         3 œufs
         ½ c.c. de levure chimique
         100g de chocolat noir spécial cuisson
         125g de beurre
Pour le glaçage
         250g de sucre glace
         1 blanc d’œuf
         1 boîte de smarties (ou de mini-smarties comme sur ma photo)
Préparation :

Les mini-muffins…

              1.       Préchauffer le four à 180°C. 
              2.       Couper le chocolat et le beurre en petits morceaux et faire fondre au bain-marie. Laisser ensuite légèrement tiédir.
              3.     Dans un saladier, mélanger le sucre et les œufs. Fouetter jusqu’à ce que le mélange devienne légèrement blanc.
              4.     Ajouter la farine et fouetter à nouveau.
              5.     Ajouter petit à petit à l’appareil le chocolat fondu tout en fouettant. Attention à ne pas ajouter le chocolat trop rapidement, sinon il risque de cuire les œufs !! (vu qu’il est encore un peu chaud)
              6.     Ajouter pour finir la levure chimique et remuer une dernière fois.
              7.     Verser l’appareil dans des moules à mini-muffins et enfourner pendant 10-11min à 180°C.

Le glaçage…

              1.      Casser un blanc d’œuf au fond d’un bol, et ajouter petit à petit le sucre glace tout en remuant avec une fourchette.
              2.      Une fois que les muffins ont refroidi, appliquer le glaçage blanc à l’aide d’une cuillère et immédiatement déposer les smarties dessus.
              3.      Déguster les mini-cupcakes une fois que le glaçage s’est entièrement solidifié !!



Bon appétit !

41°53'N 12°30'E vs 46°12'N 6°09'E

Deux maisons…

L’une d’elles, petit appartement de cinquante mètres carré donnant sur une cour extérieure. Effluves de sauce tomate à partir de onze heures du matin, musique de banjo à partir de neuf heures du soir. Mon basilic sur le rebord de la fenêtre, mon vieux téléviseur carré qui fait un bruit d’enfer, ma cuisinière à gaz, le bidet dans la salle de bains. Un salon rouge, une chambre bleue. Un sommeil réparateur dans un lit neuf, une mezzanine pour se rouler en boule et se couper du monde. Bianca, colocataire végétale coquine et paresseuse. Par la fenêtre de la chambre, un immeuble bronzé aux câbles qui tombent du toit pour alimenter les familles d’en face.

L’autre, grand appartement calme aux meubles qui ne sont pas les miens. La table du salon que j’ai rénovée, le grand tapis persan devant la cheminée bouchée. Un balcon sur lequel je peux rester des heures, bravant le froid et la pluie, juste pour le plaisir d’y être. Un lit à partager. Une cuisine à exploiter. Une cave à vin. Mes robes de soirée dans le placard. Le silence.

Dans deux villes…

Une capitale si grande que pour la connaître, une vie entière ne suffirait pas. Des places aux mille fontaines, des édifices chargés d’histoire, des rues pavées. Des églises à couper le souffle que je ne me lasserai jamais d’admirer. Des vieilles femmes chargées de courses qui marchent d’un pas irrégulier dans leurs robes noires. Buongiorno dans leur bouche devient un bruit humide se situant entre le soupir et l’aboiement. Je leur réponds de mon italien amateur, celui qui appuie un peu trop sur le r. Des rues sales, des tags sur les murs. De l’agitation, de la désorganisation. Des odeurs de pizza, de poisson, de pollution, de pisse. Une ville qui bouge, une ville qui vit. Jamais d’ennui.

L’autre, autour d’un lac, entre les montagnes, ville de mon enfance. Petite cité que je connais par cœur, cité d’un pays que j’aime pour ses paysages et admire pour ses valeurs. Propreté, simplicité, discrétion. Population froide, femmes au regard hautain et au sourire hypocrite perchées sur leur Louboutin. Restaurants délicieux, restaurateurs orgueilleux. Organisation, précision. Tout est parfait, on s’y plaît, trop parfait, on s’ennuie.

Une capitale qui appelle à l’action.
Une cité qui appelle à la contemplation.

Deux nations…

L’une qui coule dans mon sang et l’autre qui coule dans mon cœur.

Deux Langues…

L’une qui résonne dans mes tempes et l’autre qui fait vibrer ma plume.

Deux vies…

Une vie d’étudiante aux soirées rythmées par les rencontres, aux journées enfermées dans la sempiternelle salle de cours donnant sur une cour extérieure. Machine à café, soleil. Une vie indépendante, femme libre et assurée. Une vie solitaire, balades dans rues inconnues, instants pyjama devant petit écran, ménage et lessive. Une vie socialement féminine, grande nouveauté. Une vie sans pressions sociales, une vie pour moi.

Et une vie de femme amoureuse, une vie de fille, une vie de sœur, une vie d’amie. Une vie excessivement chère, restos entre amis, courses excessives pour homme affamé. Sortir de chez soi, et se faire scruter. Devoir paraître et rendre envieux. Au final, être simplement soi-même, rejeter ces normes sociales. Une vie apaisante, des lieux connus, des habitudes. Une vie proche de ceux que j’aime. Une vie dédiée à ceux que j’aime. Ma vie.

Deux vies.

L’une s’appelle découverte et l’autre sérénité.


 
© Copyright Laetitia Carboni 2014 La cerise sur l'éclat de carbone.